//ARBORESCENCES\\

Q/R  


Incredibly rare: Three whitetail bucks locked horns in battle and drowned together in a creek in Ohio.

Incredibly rare: Three whitetail bucks locked horns in battle and drowned together in a creek in Ohio.

(Source : ostealjewelry, via thenightwood)

— il y a 5 jours avec 110924 notes
#Putrefactio  #Nigredo  #melancholia 
In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni

Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu.

(Source : idiot-duvillage, via ingeniosa)

— il y a 5 jours avec 19 notes
#Alchemy  #alchimie  #melancholia  #machinery of night 
"

RADIX, MATRIX

Comme on parle à la pierre, comme
toi,
à moi depuis l’abîme, depuis
le lieu natal ap-
parentée,
lancée, toi,
toi qu’au fond des temps,
dans le Rien d’une nuit,
j’ai dans la Non-nuit ren-
contrée, toi
Non-toi - :

alors que je n’étais pas là,
alors que tu arpentais
seule, le champ :

qui,
qui était-ce, cette
race, assassinée, cette race
érigée noire dans le ciel :
verge et testicule - ?

(Racine.
Racine d’Abraham, Racine de Jessé. Racine
de personne - ô
nôtre.)

Oui,
comme on parle à la pierre, comme
toi
tu agrippes avec mes mains
là-bas et dans le Rien, ainsi
de ce qui est ici :

ce sol
à fruits aussi est béant,
ce
tombe-en-bas,
l’une des couronnes de la
fleur sauvage.

"

Paul Celan - La Rose de Personne

(Trad. Martine Broda)

— il y a 5 jours
#poésie  #poetry  #paul celan  #melancholia  #alchimie  #Alchemy  #mater dolorosa  #Rosa Dolorosa  #rosa mystica 
Albrecht Dürer, Adam and Eve (detail), 1504

Albrecht Dürer, Adam and Eve (detail), 1504

(Source : funeral-wreaths, via built-on-pain)

— il y a 1 semaine avec 3325 notes
#PAN  #albrecht durer  #sacrifice  #Nigredo 
"

JE SUIS VERTICALE

Mais je voudrais être horizontale.
Je ne suis pas un arbre dont les racines en terre
Absorbent les minéraux et l’amour maternel
Pour qu’à chaque mois de mars je brille de toutes mes feuilles,
Je ne suis pas non plus la beauté d’un massif
Suscitant des oh! et des ah! et grimée de couleurs vives,
Ignorant que bientôt je perdrai mes pétales.
Comparé à moi un arbre est immortel
Et une fleur asses petite, mais plus saisissante,
Et il me manque la longévité de l’un, l’audace de l’autre.

Ce soir, dans la lumière infinitésimale des étoiles,
Les arbres et les fleurs ont répandu leur fraîche odeur.
Je marche parmi eux, mais aucun d’eux n’y prête attention.
Parfois, je pense que lorsque je suis endormie
Je dois leur ressembler à la perfection -
Pensées devenues vagues.
Ce sera plus naturel pour moi de reposer.
Alors, le ciel et moi converserons à cœur ouvert,
Et je serai utile quand je reposerai définitivement :
Alors peut-être les arbres pourront-ils me toucher, et les fleurs m’accorder du temps.

"
Sylvia Plath, poème du 28 mars 1961, publié dans Crossing the Water, trad. Valérie Rouzeau.
— il y a 1 semaine avec 4 notes
#sylvia plath  #poésie  #poetry  #melancholia  #Viriditas